Comment obtenir un prêt immobilier ?
Aujourd’hui les banques sont plus frileuses pour accorder un crédit immobilier. Un même dossier pouvait être accepté il y a encore un an et se voir apposer un tampon « Refusé » aujourd’hui !
Mais que faire ? Renoncer à s’endetter pour acquérir un bien immobilier ou s’adapter à la situation et mettre tous les éléments de son côté pour motiver son banquier ?
Le nerf de la guerre, l’apport personnel
Elément primordial et indissociable d’une demande de crédit immobilier : l’apport personnel !
C’est lui qui va en grande partie déterminer le taux que vous accordera la banque ainsi que la durée de remboursement.
La formule est simple : plus l’apport personnel est important, plus le taux sera bas et la durée de remboursement courte.
C’est un gage évident de sécurité pour la banque qui voit en vous un bon épargnant.
Sachez également que les banques examineront votre niveau d’endettement, elles prendront en compte tous vos crédits en cours. Autant dire que moins vous en avez mieux ce sera.
Les banques acceptent en général un taux maximum d’endettement correspondant à 33% des revenus.
Quel pourcentage pour l’apport personnel ?
Pour convaincre un organisme de vous prêter de l’argent, il est important de pouvoir garantir un minimum de 10% d’apport personnel. C’est en général la somme qui permettra de régler les frais de notaire.
Mais en ces temps de crises, un apport de 20 à 30% semble être le minimum requis.
Comment se constituer un apport personnel ?
L’apport personnel peut provenir de votre épargne personnelle (compte bancaire, PEL, CEL, actions…), d’un héritage, d’une donation, de la revente d’un bien immobilier ou encore de diverses aides comme le prêt 1% logement et le prêt à taux zéro (pour une première acquisition immobilière).
Gardez une réserve
Un imprévu est vite arrivé et personne ne peut s’en prémunir. Il serait risqué de liquider toute son épargne pour se constituer un apport personnel. Mieux vaut se laisser une marge en cas de coup dur.
Faites jouer la concurrence
N’hésitez pas à frapper à la porte de plusieurs établissements bancaires, cela vous permettra d’opposer les offres de la concurrence lors de vos entretiens. Vous pouvez négocier le taux mais également les montants des frais de dossier, les primes d’assurance et les frais en cas de remboursement anticipé. Ces derniers ne sont pas négligeables car ils représentent 3% du capital restant dû.
Avoir des revenus réguliers
C’est un fait certain, le détenteur d’un CDI depuis 5 ans aura plus de chances que le même détenteur de CDI en période d’essai !
L’ancienneté joue une part importante dans l’appréciation de votre profil.
Certaines banques demandent 8 mois d’ancienneté en CDI.
Si vous ne pouvez justifier d’une ancienneté suffisante dans votre dernier emploi, mettez l’accent sur celle de votre fonction et son évolution au cours des dernières années.
Votre comportement Bancaire
Préparez vous à ce que l’organisme prêteur analyse vos comptes sur 3 mois au moins.
Le but ? S’assurer que vous ne dépensiez pas plus que ce que vous gagnez !
Soyez donc très rigoureux dans la gestion de votre compte bancaire.
Montrez que vous êtes un bon élève avec l’épargne que vous avez su accumuler jusqu’à votre demande de prêt. Si vous n’êtes jamais en découvert et que vous alimentez par exemple un PEL tous les mois depuis 3 ans jouera fortement en votre faveur.
Pertinence de l’acquisition
Apportez à votre banquier, la preuve que le bien immobilier que vous convoitez est un bon placement et qu’il pourra se revendre facilement le cas échéant.
Faites appel à un Courtier en crédit immobilier
Passer par un courtier peut s’avérer judicieux. Il négociera pour vous auprès des organismes financiers afin d’obtenir des conditions optimales. De plus, les banques versent en général une commission au courtier lorsqu’un prêt est souscrit par leur intermédiaire. Vous n’aurez donc à payer que les frais de dossier.
- Apport personnel
- Faible endettement
- Revenus réguliers
- Comportement bancaire
- Pertinence de l’acquisition
